Comme à Dijon, les Stellistes ont tout donné, mais ils n’ont que leurs yeux pour pleurer…de rage

On n’ira pas jusqu’à écrire que c’est la copie conforme de Dijon, car les Stellistes, très longtemps devant, méritaient encore plus de l’emporter que la semaine dernière. Sur le fond, c’est la même chose. Avec ce constat que l’on peut résume d’un phrase sibylline et ô combien assassine : tout ça pour ça.
Oui, avoir tant donné, avoir autant fait bonne figure dans ce Beaublanc qui pensait sans-doute accueillir une “toute petite équipe”, pour finalement s’incliner d’un misérable point, c’est les Boules. La rage. La haine.
Les mêmes causes ont produit les mêmes effets qu’à Dijon : les Vert et Blanc étaient à + 6 à 1’29” de la fin. C’est à dire qu’ils entrevoyaient un super coup fumant chez une grosse cylindrée de la Jeep Elite. Et personne n’aurait crié à la victoire de charognard. Non, dans le sillage d’un Hassell super bon pour son retour (20 points, 7 rebonds, 24 d’éval), les guerriers portelois méritaient tout autant de l’emporter que le CSP. Mais Christon a mieux assuré le coup que les Portelois. Et puis d’Angelo (Harrison) a manqué ses deux dernières tentatives.Comme à Dijon, il a manqué deux-trois rotations plus efficientes pour arracher la décision. Ce groupe, c’est clair, a de la moelle, du talent. Laisser le CSP à 66 points, c’est canon, non ?
Mais il manque logiquement de recul pour mieux gérer les situations suffocantes du bout du bout. Dommage. Mille fois dommage.
La tête dans les mains, le Tank restait prostré au milieu de terrain. On le comprend. Tenir deux fois de suite la dragée haute sur des parquets extérieurs, c’est beau. Super bien même. Prometteur, forcément. Mais ça fait zéro victoire.
Il faudra donc resserrer encore un peu plus les rangs vendredi prochain pour la venue de Strasbourg, battu chez lui par l’ASVEL et qui est donc lui-aussi à deux défaites.
Le Chaudron va pouvoir donner la pleine mesure de son énorme potentiel de soutien. Pour ce qu’ils ont fait sur les deux premiers matchs, les gars vont être portés. Transportés. Puissent-ils l’être de bonheur. Ils le méritent mille fois.
PHILIPPE CADART
LIMOGES – LE PORTEL : 66-65 (23-27, 18-15, 14-12, 11-11)

LIMOGES : Ginyard 5, Lang 5, Invernizzi 7, Conklin 10, Christon 13, Jean, Hawmmond, Mbala 1, Diagne 7, Boutsièle 2, Grusol.
LE PORTEL : Harrison 9, Tabu 3, Eliezer-Vanerot 7, Hassell 20, Mangin 8, Fitzpatrick 9, Ballard 1, Krubally 6, Smallwood 2, Drouault.