Les fans portelois en pincent toujours autant pour « leur » ESSM

Il n’a pas fallu longtemps à Olivier Barbarin, maire du Portel et premier supporter des Vert et Blanc, pour répondre à la question suivante : « Aurais-on pu imaginer, au tout début de l’aventure dans l’élite, que tu assisterais à une quatrième présentation de l’équipe A en Pro A, (désormais Jeep Elite) ? ». La réponse du premier magistrat a fusé : « Jamais, bien sûr que non. Pour une petite ville comme Le Portel c’est carrément une performance énorme d’être encore là ce soir à admirer cette équipe qui va défier les grosses cylindrées de la Jeep Elite. » Il rejoignait là ce que martèle coach Eric depuis l’arrivée de l’ESSM sur le toit du basket français : « Honnêtement, Le Portel en Pro A et en Jeep Elite ça tient du miracle. Il ne faut jamais perdre ça de vue ».
Effectivement, quand on est habitués à venir au Chaudron, on a tendance à banaliser cette situation qui devient un état de fait, de la normalité. Mais c’est tout sauf un état de fait. On l’a bien vu la saison dernière : dès que des gars se prennent pour des autres, qu’ils bafouent l’ADN du club, fait d’humilité et de défense acharnée, c’est peur sur le Chaudron, peur sur la ville.
Une bonne, une excellente raison, donc, pour se délecter de cette nouvelle présentation qui a fait un tabac. Renouvelée à 80% ( ne restent que Ben Mangin et Pierre-Etienne Drouault), l’équipe a fait bonne impression pendant les matchs de prépa. Et ça s’est ressenti dans les applaudissements. L’attente est là. Comme d’hab, le Ben, qui ne souhaitait plus être capitaine, a fait un tabac. Et que dire du show de ce grand escogriffe du Tank, le sieur Frank Hassell ? Avec lui, c’est du pain bénit : sourire ravageur, contact hyper facile avec toutes et tous. Et puis, SVP, séance de rap en direct. Quel zèbre !
Tour à tour, Frank, Jo (Tabu), Coach Eric, le Prèze et Olivier Barbarin ont bien planté le décor de cette saison qui s’annonce celle de tous les dangers. Il faudra en laisser trois derrière. Et trois, mes gens, c’est pas rien. Et si l’équipe a montré de belles choses, coach Eric a bien resitué les choses : « Il ne faut pas s’enflammer car on a joué des équipes de Pro B et des équipes diminuées. » Lucide, le coach, comme toujours. Dans les travées, et en présence du boss de Mowi, le nouveau « partenaire + » de l’ESSM, les fans ont bu les paroles avant de descendre dans l’arène, ce parquet qui prend feu le vendredi soir, pour mieux communier avec leurs héros, ces fiers hérauts qui devront aller gratter quelques victoires à l’extérieur pour ne pas revivre des moments ô combien crispants.
En attendant les trois coups contre Dijon le 21 et avant cela le rendez-vous bouillant contre le SOMB en Coupe de France, les fans n’auront d’yeux ce week-end que pour leurs p’tits Vert et Blanc. Match samedi à 20 heures contre Francfort. A 17h30 : Gravelines – Métropolitans.
PHILIPPE CADART