Coach Eric met en garde ceux qui ont trop tendance à pleurer…

Après Villeurbanne, Coach Eric n’avait pas cherché à en rajouter sur l’ampleur de la défaite. C’était l’ASVEL. Chez lui. Trois mondes d’écart. Cette fois, s’il reconnait que ses ouailles n’ont pas lâché, puisqu’ils sont même revenus à -11, il était agacé par ceux qui se cherchent des excuses et qui finissent pas perdre le fil de l’essentiel : le collectif.

Coach, avec 23 balles perdues, vous avez donné le bâton pour vous faire battre…

Ce n’est pas faute d’avoir mis les gars en garde. En séance vidéo, on avait insisté sur la densité et la dureté des Monégasques en défense. On pensait avoir fait une bonne prépa pour ce match contre le premier, qui n’avait perdu qu’une fois chez lui. Mais force est de constater qu’on a joué comme de la bleusaille. Hormis Benoît et Georgi qui ont été largement à la hauteur, le reste des Français ont failli et nos étrangers ont été inexistants. Certains se cherchent beaucoup trop d’excuses et sont bien vite dans cette frustration qui ne génère rien de bon. Ni pour eux, ni pour l’équipe. C’est l’arbitre, c’est le copain, l’adversaire. Bref, ça pleure beaucoup trop.

C’est aussi la rançon de l’inexpérience des plus jeunes…

Mais on ne remet nullement en cause nos choix. Cette équipe, on l’a choisie, on l’aime. Mais si on veut continuer à jouer un rôle intéressant dans cette Jeep Élite, il faut que les gars qui ne sont pas encore reconnus dans ce championnat ne se comportent pas comme des joueurs arrivés. Les excuses ne valent rien dans le haut niveau. Les seules réponses, c’est le terrain, la continuité, la dureté.

C’était aussi Monaco et sans Mikyle…

Oui, tout cela est vrai, mais autant je n’avais rien à redire après Villeurbanne, autant là je dis qu’il y avait moyen de les pousser un peu plus dans leurs retranchements en jouant en équipe et sans frustration. C’était le même schéma qu’à l’ASVEL : quand l’écart se creuse, chacun veut y aller de son petit panier, de sa prise de risque. Et quand ça ne marche pas, c’est la faute d’un autre. De l’arbitre. On n’a pas le respect des arbitres pour quelques matchs joués dans l’élite.
Pour la progression individuelle et celle du groupe, il faut que ça cesse. À terme, ce genre de comportement peut être un vrai frein pour la carrière. J’espère qu’ils vont se remettre la tête à l’endroit. Ils ont du talent. Qu’ils le montrent plus régulièrement. C’est ça le haut niveau.

L’ASVEL, c’est fixé ?

Pas encore. Nous, on a l’habitude de jouer le vendredi, mais eux voulaient jouer dimanche, puis, lundi. Et maintenant, ce serait mardi. Nous respectons au plus haut point l’ASVEL, mais le match a quand même lieu chez nous, non ? Nous sommes désolés d’exister, d’être dans le top 8. Les instances feraient bien de nous respecter tout autant.

Entretien : Philippe Cadart

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