Levallois – ESSM : Sans supplément d’âme, que du vague à l’âme…

A l’aller, au Chaudron, les Métros avaient pris un départ canon dans le sillage d’un Chikoko dévastateur et n’avaient jamais donné l’impression d’être en danger, même quand les Vert et Blanc étaient revenus à -8.

Vendredi soir, ce fut encore plus flagrant. Même auteurs d’un départ moins cauchemardesque, les Stellistes n’ont jamais donné, eux, l’impression de pouvoir revenir. Sur le fond, ce n’est pas infâmant de perdre chez les Métros. Mais pas de cette manière. On en revient toujours au même constat qui agace certains mais qui tellement de criant de vérité : sans supplément d’âme, avec son buget limité et sans le soutien de son public, Le Portel ne joue pas dans la même cour que les gros de la division, qui plus est quand ceux-ci jouent la Coupe d’Europe et sont en pleine bourre sur le plan physique.  Or, vendredi, le supplément d’âme a cruellement fait défaut. Et les Portelois ont pris lourd.

Et c’est facilement explicable : hormis le Ben et avant cela Boris, malheureusement sorti sur blessure (1), les protégés de coach Eric ont montré de cruelles limites physiques et techniques. Deux points pour Michael (Umeh), deux pour Charles-Noé (Abouo), deux pour Georgi (Joseph) et encore deux pour Cyrille (Eliezer-Vanerot). Mehdy (NGouama) et Mikyle (McIntosh) ont bien scoré un peu plus (10 et 10) mais avec un ratio famélique : 1/6 à trois points, 4/11 au total pour Mikyle, à côté de la plaque.  Comme à l’aller, Wojcie s’est encore bien battu. Par ricochet direct et brutal, l’allant de Wojcie ne fait que mettre en relief la faiblesse de certains.

On ne va pas pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain. Coach Eric le disait encore récemment « On est Le Portel ». Qui joue se débat dans l’élite avec ses qualités et ses défauts. Il faut en accepter l’augure et espérer que les gars, sévèrement giflés, auront une réaction d’orgueil de ce nom. Ils ne deviendront pas pour autant des stars de la Jeep. Mais s’ils sont guerriers contre les équipes à leur portée, on s’en contentera. Car ce qui se profile à l’horizon a tout d’une guerre impitoyable.

Philippe Cadart

(1) Boris Dallon est touché à l’adducteur gauche. Il passera une échographie lundi pour en savoir plus.

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