Les supporters et coach Eric ont bien aimé le baroud d’honneur des Portelois

C’est à un bon match de basket, disputé, intense, palpitant dans le dernier quart, auquel ont assisté lundi soir les supporters du BCM et de l’ESSM.

Si tout ne fut pas parfait dans les rangs stellistes (le contraire serait anormal), notamment durant les deuxième et troisième quart-temps, on a bien aimé la réaction dans le dernier quart, mené de main de maître par un Ben déchaîné et un Mehdy (NGouama) véritable lame de rasoir quand il attaque le cercle, bien mieux en cette fin de match qu’avant la pause. Avec sept pros, et compte tenu du fait qu’il a fallu ménager Michael (Umeh) après la pause à cause d’un genou douloureux, il serait idiot de vouloir être plus royaliste que le roi. Même si le BCM était très diminué dans la peinture par les absences de Horton (pivot) et Ford (4/5), il y avait de la viande et du talent en face, notamment Stojanovski, Morency, Rigot et le jeune Bourhis, véritable sangsue en défense et qui s’est joué de la défense porteloise durant les deux quart-temps plus poussifs.

Après le premier test à Levallois, on attendait de revoir Wesley (Gordon) pour mieux le jauger. Le poste 5 a rendu une bien meilleure copie, avec 17 points à 6/12, 12 rebonds et 18 d’éval, le tout avec une belle débauche d’énergie et une verticalité intéressante. Il faut aussi relever la deuxième période pleine du Ben, qui a pris une technique avant la pause et qui a montré ce qu’il avait de hargne dans le ventre et de talent quand il s’est agi de revenir sur les talons gravelinois. Au rayon axe de progrès, on retrouve un peu le mal portelois : 3/14 à trois points, c’est peu. Il est vrai que sans Michael après la pause, c’est surtout Jamar (Abrams) qui a pris ses responsabilités, mais sans réussite (1/5).

Au final, coach Eric est resté sur un bon sentiment : « J’ai bien aimé l’intensité et la volonté de ne rien lâcher. On a dû économiser Michael après la pause car il avait un peu mal au genou. On était donc à six pros. C’est vrai qu’on a fait des erreurs, mais on a corrigé au fur et à mesure après la pause. Quand on est six-sept, c’est plus compliqué. Les jeunes font ce qu’ils peuvent, mais c’est plus dur. Après je regrette les états d’âme de quelques joueurs d’expérience en première période. Quand un match se joue à quelques points, les lancers donnés coûtent cher. Même si les joueurs sont fatigués, qu’ils trouvent que des choses injustes sont sifflées, il faut savoir avancer. On a shooté 33 lancers et l’on a très peu fait la saison dernière. C’est dommage qu’on en rate pas mal. Si on avait shooté à 80%, on aurait pu pourquoi pas gagner ce match. Il faut qu’on progresse sur nos pertes de balle, mais je le répète, l’état d’esprit est là, l’esprit portelois est là. Globalement, il y a eu un bon esprit dans ce match contre nos voisins que nous apprécions. C’est un match encourageant. »    

Dans les rangs des supporters, c’était globalement le même constat : face à une équipe qui défendait bien, les Portelois n’ont pas lâché. Il y a forcément des progrès à faire dans pas mal de domaines, mais ce n’était là qu’un deuxième match sans deux joueurs majeurs. On refera le point vendredi contre Nanterre.

Les Vikings avaient fait le déplacement à Hazebrouck

Philippe Cadart

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